La Miguette (Début) - 10/2008

Commentaire de l'auteur


Écrire un texte cohérent, voire amusant, en utilisant près d'un mot sur deux qui "n'existe pas", cela était un défi aussi ludique que charmant.
"La Miguette" se déroule à Paris, bien sur. On y mélange tant de codes, on s'y télescope si facilement. A Paris, l'onomatopée tient lieu d'espéranto: on y crisse, on est crasse, on s'y postillonne vraiment les choses en face!
Depuis ce texte, j'entrevois des miguettes partout: Lausanne est la plus ancienne des jeunes villes que je connaisse. Il y a l'altitude que personne ne conteste, le métro tout nouveau, les étudiantes, et tout le reste.
Cette rubrique est didactique: ne lisez pas les choses entre les lignes, c'est périmé! Lisez-les entre vous, et si vous êtes seul, prenez tout.

Au plaisir de lire vos commentaires…

Chambaron


La Miguette (début)



Par boffinage, j'avais ce jour-là donquillé de ne pas m'aschlaffer sur mon crassnappé, devant le poste de zinzouine: tous ces zappogrammes se valent, et je me sentais aussi blurpeux que si mon bochon s'était totalement pfuité.

Je dégroulai tous les scaliers et me retrouvai sur la bitumière: le mosphère était vraiment débeqtable!  Les autimmobiles y roulaient à l'arrêt en vroumant des snouifes malodurinantes au pif des pauvres paffants. C'était une coprophonie de klaxines, de gouzbilles entre tchaffeurs aux bras tatouinés, et de friiinages à trompes estives. A cela se mélixait la moiteur lourcinante d'un chaud aprème d'augustembre…

Dans un élan de couragérité, je hopversai le boulmoche à la faveur d'un feu trépeucolore qui tournait en ma favance. J'alundissai sur le crottoir d'en face, à l'entroir même du parcavert. Ah, le bel bandroit! Que de l'herbine, des arbristes aux fouillages brouissants, des goulaines d'eau transpiante! Les jupondeuses y couissent leurs bêê-bêê dans des pouchettes dernier kiri, les businesseurs viennent y denter leur Mac-Croc, et les guitreux tendre leur panoboulo. C'est un brôle de parysage, à michmin de Salvabor Bali et de Rimon Couineau…

Moué, j'allai au parcavert  pour  bigouler les miguettes. On peut les zouminer en détail près de la seinière. Les miguettes, c'est l'opinium du populenum! Kiconk peut en effet donner un tour d'avis sur celles qui transpassent: c'est démostatique, gratospratique et gastroludique.

J'ai ma tactitechnique à leur donner des biscornotes: chez la miguette, je bigoule en pré-primarité la paire de grambis. Ces ciseaux à décrouper la vue ont une vertu charminante: soit ils fendent l'air bambiant, soit ils prudent leur petit cache-diamant. Aux extérimités, je note les chaussinettes (certaines sont horribiles) et les culottoïdes (il en est de stringides).

Je passe-passe ensuite logicrément à l'évaluation du bados: elles n'ont en général pas assez de poupotain pour donner du régal à l'oculinaire! Iceluy glouisse sur la courbe insuiffante des carniotes, et se frustrarise de ce mancault. Hourrassement, il y a les tailles 2 (guêpe) et les tchipitis ventrons qui afflouraillent sans façon. Elles aiment tant à prémontrer leur courbilic à tout limmonde!

Je rébigoule ensuite la Miguette jouisqu'aux biplônes. Ils sont souvent très apointurés, et preusement soutiendés! C'est un peu tapleuil, mais ça wouactionne! Je biscornote donc fort ces avantrageuses gourmelles: 95B/100 est la bonne mouillenne. Mais si les biplônes bondillent trop, je minotaure d'un poil, un tif dessous…

(fin du début - octobre 2008)


Chambaron




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Dernière mise à jour : lundi 14 janvier 2019